2016, le billet du Président

Sur ma terrasse, je pense à ces jours derniers et je vois, dans un méandre de souvenirs, des sourires joviaux et parfois crispés, des rires francs et des mains besogneuses, des ordres donnés, des contre-ordres, des oreilles attentives et des yeux bienveillants, des soupirs d’agacement et des cris triomphants, pour certains 15 à 20 jours de labeur, 2 à 4 jours pour d'autres, et 2 à 4 heures pour beaucoup d’autres. Nombreux ont été les bénévoles et nombreux ont été les postes sans relève.

Je vois le travail d’organisation en amont, les parkings gérés pendant de longs moments sous le soleil, la chèvre Esclapatouillle, les crêpes succulentes, les frites « maison » coupées à la main (800 kg) puis cuites, la paëlla géante, le concours de boule, les associations et prestataires de service qui nous ont aidés, tous les artistes, les commerçants et artisans qui sont restés ouverts, les gamins avec leurs seaux pour la collecte, les affiches pour le concours, le beau marché du dimanche, le service aux buvettes, les équipes pour les quatre repas, le matériel et les champs prêtés, la gestion des bénévoles, les makis, le personnel communal pour un sacré coup de main, l’installation de la fête et la désinstallation, la bienveillance des gens de Saoû pour la gêne, le site internet et son suivi, les canaillades du samedi, l’énergie que tout cela déploie pour montrer qu’un village avec ses multitudes est, sans aide financière, capable de prendre des risques et de montrer le bled avec un sacré joli apparat, les gens d’ailleurs qui spontanément sont venus donner un coup de main, les picodonniers et les confréries, le jardin des bénévoles tenu par une main douce, les gens d’ici nouvellement arrivés qui ont trouvé un formidable terrain de rencontre, la daube de chèvre qui a mitonné pendant 6 heures, les réunions hebdomadaires depuis 4 mois, les quelques pots pris ensemble, le peu d’engueulade entre nous, le vouloir faire bien et toutes les erreurs, le choix d’une fête propre et d’approvisionnement local, nous tous et tous les oublis qui me reviendront un jour... mais que d’efforts !

Je suis sur ma terrasse et à côté la Vèbre coule d’une belle eau.

Thierry, bienfêteur.